Thursday, 26 October 2017

Champignons poele



Les champignons cultivé dans une cave, acheté au marché de Loches ce matin, poêlé avec des oignons et des lardons.

Wednesday, 25 October 2017

Mousse de saumon


C'est une adaptation d'une recette donnée par Stéphane Bureau, le chef de cuisine du Clos d'Amboise dans le Val de Loire.


Marinez 500 g de saumon dans un mélange de sucre, de sel, d'aneth et de jus de citron (recette ici). Rincez et faire sécher le saumon puis enlevez la peau. Coupez en dés la chair du saumon et mélanger avec une cuillière à soupe de jus de citron, 500 ml de crème épaisse, 250 g de fromage à tartiner, de sel et de poivre. Servez-le en trempette, avec des bâtons de carotte, de poivron doux, de chou rave, de concombre ou de céleri.

You can find an English language version of this recipe on Days on the Claise.

Friday, 15 January 2016

Visite des serres de la ville de Tours au bois des Hates, le 17 avril 2013

L'Association de botanique et de mycologie de Sainte Maure de Touraine a eu la chance d'obtenir l'accès aux serres où sont produites les plantes utilisées par la ville de Tours pour ses nombreux et magnifiques arrangements floraux. Une dizaine d'entre nous a été accueillie à l'entrée du Bois des Hâtes à Chambray-lès-Tours, où les serres sont cachées. Au total, les serres municipales produisent, à partir de semences, 450 000 plantes par an. Les plantes vivaces de l'année précédente y sont soignées, les topiares et autres arbustes (dont beaucoup sont très vieux -- au moins 50 ans) y sont mis en hivernage. La visite guidée a été conduite par Sylvie, jardinière pour la ville. La photo la montre aux côtés de Pierre qui a organisé la sortie pour l'association.
Les feuilles jaunes et bleues suspendues aux barres sont des pièges de plastique autocollants pour les insectes ravageurs. Le jaune est pour les Aleurodes, les Pucerons, les Mineuses, les Thrips et les Mouches des terreaux, le bleu n'est que pour les deux dernier. La faible densité au mètre carré de ces feuilles collantes indique que le but est la surveillance et un contrôle léger.

Sylvie nous a montré plusieurs méthodes incroyablement habiles pour repiquer des plantules minuscules ayant à peine deux feuilles, cela en utilisant uniquementson stylo pour extraire la plantule et faire un nouveau trou, sans jamais toucher la tige ni les racines.
Elle a été une véritable source de renseignements sur la façon dont les serres sont gérées. Le travail est très physique, les plantes étant transplantées à plusieurs reprises au cours de leur vie. L'ensemencement des graines très petites est mécanisé ainsi que d'autres processus, mais c'est surtout la force musculaire du jardinier qui fait l'essentiel du travail, sept jours sur sept.

L'un des jardiniers vient tout seul le week-end pour s'occuper des arrosages.
Dans les serres on utilise également la lutte biologique, par exemple une carte avec les restes de pupes d'Aleurodes parasitées collées à elle (les Aleurodes ou Mouches blanches sont de minuscules insectes qui se nourrissent de plantes dans les serres). Ces cartes, avec les pupes parasitées par les Guêpes parasitoïdes Encarsia formosa non écloses, sont introduites dans la serre de sorte que les Guêpes éclosent dans la serre et contrôlent les Aleurodes restants en les parasitant à leur tour.

Comme toujours dans des endroits comme celui-ci, je suis d'abord très surprise par le quantité de plantes qui sont des mauvaises herbes et des plantes invasives pour moi, mais qui sont pour les Européens des plantes de jardin appréciées et jolies (je pense au Lantana et aux Asperges-fougères, par exemple). D'autres plantes soigneusement entretenues dans les conditions pseudo-tropicales de la serre pendant l'hiver pour éclater en couleurs en été sont le genre de choses que j'avais à l'ombre le long de ma véranda en Australie, plantées en pleine terre et par tous les temps (Bougainvilliers). Certaines plantes, que j'ai vues et admirées dans les plantations publiques, mais n'ai jamais été en mesure d'identifier, se sont révélées être la Patate douce et le Streptocarpus. C'était une surprise -- je pensais qu'il faisait trop froid ici pour ces espèces, même en été.
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Ce message a d'abord été publié en version anglaise le 29 avril 2013 (ici). Cette version française était publié d'abord en Les échos de l'Association de botanique et de mycologie de Sainte-Maure-de-Touraine Année 2013. Mes remerciements à Jeannine et Chantal pour corriger mon français.

Sunday, 31 October 2010

Planter des bulbes de safran

Ce message a d'abord été publié en version anglaise le 5 septembre 2008 (ici).

Maintenant que j'ai créé un jardin, du moins un semblant de jardin, j'ai toujours envie de mettre plus de plantes. Mon amie Jill, qui a un beau petit jardin caché derrière sa maison à Preuilly, m'a donné des iris. Ils sont très résistants et il sera facile de les déplacer une fois que nous voudrons faire le jardin définitif.

Monsieur Mériguet est le principal acteur de la renaissance de la culture du safran autour de Preuilly et de la renaissance de la Foire au safran. Ces dernières années, la foire a eu lieu les troisième samedis de février. Lors de cette foire, on peut acheter les pistils séchés pour la cuisson et la teinture. Six mois plus tard, le premier samedi de juillet, Monsieur Mériguet est sur la place du marché, avec ses stocks excédentaires de bulbes de safran et que l'on peut acheter.

Les bulbes de safran.
Il fut un temps, le safran était une culture importante dans plusieurs régions de France et une source importante de recettes fiscales pour le roi. Il était principalement utilisé pour les teintures des étoffes (au moins 45%) et le reste était destiné à la pharmacopée ou à la cuisine. A la fin du 19ième siècle, suite à une série d'hivers rigoureux, au coût de la récolte et à la transformation à la main (ils ne peuvent pas être récoltés mécaniquement), à l'exode de la population rurale vers les villes, et à la découverte des colorants chimiques de synthèse, la production de safran s'est éteinte. Suite à la devastation des vignobles par le phylloxera, autour de Pithiviers, certaines parcelles ont été remplacées par du safran, mais cela n'a pas duré.

Monsieur Mériguet m'a assuré que le safran était très facile à cultiver et adapté au sol et aux conditions locales. J'ai acheté 22 bulbes pour 10€ et les ai plantés immédiatement. Le jardin est situé sur le lieu d'une ancienne cour d'écurie et la terre est dure comme de la pierre. J'ai creusé un trou pour chaque bulbe avec une barre à mine. D'après Monsieur Mériguet, ils vont fleurir en octobre et se multiplier rapidement.

Susan