Wednesday, 3 July 2024

Les veritables Cookies aux pépites de chocolat (Classic Chocolate Chip Cookies)

 

Homemade Choc Chip Cookies.

Ingrédients
125 g de beurre
30 cl de sucre vergeoise brun
20 cl de sucre en poudre
4 jaunes d'oeufs
2 cuillères à café d'essence de vanille
70 cl de farine
1 cuillère à café de levure chimique
1 cuillère à café de bicarbonate de soude
1 cuillère à café de sel marin
250 - 300 g de chocolat en morceaux, dit ‘chunks’, donc plus gros que les pépites (j'utilise souvent un mélange de chocolat noir, de chocolat au lait et de chocolat blanc)

Méthode de travail
1. Mettre les sucres et le beurre dans le bol du robot et battre à vitesse moyenne rapide avec le batteur à palette (pour gâteau) pendant au moins 5 minutes.
2. Réduire la vitesse à basse et ajouter les jaunes d'œufs un par un, puis la vanille.
3. Dans un autre bol, s'assurer que les ingrédients secs sont bien mélangés.
4. Toujours à basse vitesse, ajouter progressivement les ingrédients secs.
5. Une fois le tout bien mélangé, ajouter les morceaux de chocolat.
6. Couvrir et mettre la pâte au frais pendant au moins une heure.
7. Chauffer le four à 180°C et placer du papier sulfurisé sur des plaques à pâtisserie.
8. À l'aide d'une cuillère d'un volume de 30 à 50 ml, former des boules de pâte de la taille d'une balle de ping-pong ou de golf et les placer sur les plaques de cuisson en laissant beaucoup d'espace pour l'expansion autour d'elles. Les biscuits auront environ 15 cm de diamètre.
9. Cuire au four pendant 15 minutes.
10. Saupoudrer de sel de mer dès la sortie du four.
11. Laisser refroidir les biscuits pendant 5 minutes sur les plateaux, puis les transférer sur des grilles de refroidissement.


Homemade Choc Chip Cookies.

Cela donne environ 15 - 20 biscuits. Ils doivent être un peu fondant au milieu et croustillants à l'extérieur. 

 

Homemade Choc Chip Cookies.


Notez que les mesures des ingrédients secs sont exprimées en volume, car c'est ainsi que les recettes de pâtisserie américaines sont exprimées.


Sunday, 23 June 2024

L’histoire du kaolin à la Cabane

Le kaolin est une roche à partir de laquelle est dérivé le minéral argileux kaolinite. Il a été utilisé pendant de nombreuses années comme ingrédient principal dans la vaisselle en porcelaine. Aujourd'hui, ses usages vont du papier aux peintures, des fibres de verre aux cosmétiques et produits pharmaceutiques, ainsi que dans la porcelaine sanitaire (pour les salles de bains).

Former china clay quarry, Indre et loire, France. Photo by loire Valley Time Travel.
Ancienne carrière de kaolin, aujourd'hui remplie d'eau.



Le kaolin est un minéral cristallin d'aluminosilicate hydraté formé sur plusieurs millions d'années par la décomposition hydrothermale des roches granitiques, les feldspaths, de mica et du sable. Le kaolin peut être modifier à haute température, pour obtenir plusieurs produits aux propriétés différentes (plus blanc, plus dur, etc).

La découverte de kaolin à Saint-Yrieix-la-Perche (Haute Vienne) à la fin des années 1760 a été déterminante pour l'économie locale. Cette argile blanche de haute qualité est devenue essentielle pour l'industrie de la porcelaine, bénéficiant particulièrement aux célèbres fabricants de porcelaine de Limoges. Au XIXe siècle, les mines de kaolin de l'Indre, notamment dans la ville d'Argenton-sur-Creuse, étaient florissantes. Ces gisements ont contribué de manière significative au développement économique de la région, permettant la production de porcelaine fine qui a acquis une renommée internationale.

ZNIEFF la Cabane, Bossay sur Claise, Indre et loire, France. Photo by loire Valley Time Travel.
En direction du digue.
 

Cependant, à la fin du XXe siècle, l'industrie a connu un déclin en raison de l'épuisement des gisements facilement accessibles et de la concurrence des sources de kaolin à l'échelle mondiale. Malgré cette baisse, l'impact historique de l'extraction du kaolin reste évident. Aujourd'hui, l'activité se poursuit avec Imerys Ceramics, basée à Tournon-Saint-Martin, l'un des plus grands producteurs de kaolin au monde.

À la Cabane, une première demande d'exploitation minière a été faite par Denain-Anzin Minéraux en 1972, mais il y avait une carrière sur le site depuis 1964 et Denain-Anzin Minéraux était actif dans la région depuis 1959. L'entreprise a vendu son activité minière dans l'Indre, l'Indre-et-Loire et la Vienne ainsi que l'équipement associé à WBB de France pour 35 000 francs en 1978. WBB a continué à exploiter la Cabane jusqu'en 1983, date à laquelle la carrière a été abandonnée. L'équipement lors de la vente comprenait trois camions, un chargeur et deux pelles, ainsi que du matériel de séchage et de traitement de l'argile et deux hangars de stockage à la gare de Tournon Saint Martin. WBB France était une branche française d'une entreprise britannique basée dans le Devon appelée Watts, Blake, Bearne and Company Limited. Denain-Anzin Minéraux a été racheté par Imerys en 2005 et WBB n'existe plus.

China clay stock at Imerys, Indre et loire, france. Photo by loire Valley Time Travel.
Stock de kaolin chez Imerys à Tournon Saint Pierre.
 

Le terrain appartenait à un tiers et Denain-Anzin n'avait que les droits d'extraction minérale sur sept hectares à La Cabane et à La Touche au Lard. L'argile industrielle mesurait de un à trois mètres d'épaisseur, sous deux à cinq mètres de terre arable, de sable et de gravier. Elle était extraite d'une carrière à ciel ouvert par une pelle hydraulique. Au cours des trois années précédant septembre 1971, un peu plus de 10 000 tonnes d'argile avaient été extraites, destinées aux usines de céramique. Le site était divisé en zones, chacune étant creusée successivement. La terre arable était enlevée, l'argile extraite, puis la zone épuisée était remblayée avec la terre arable de la zone suivante. Denain-Anzin Minéraux était tenu par les termes de son arrêté de restaurer le terrain pour qu'il puisse être cultivé, et toute l'infrastructure devait être enlevée. Les restes de la carrière elle-même devaient être laissés avec des côtés propres et stables, et s'il y avait un risque qu'elle soit utilisée comme décharge, Denain-Anzin Minéraux devait la clôturer avant de partir.

WBB France exportait 75 % des 500 000 tonnes d'argile par an qu'ils extrayaient à leur filiale en Allemagne. Ils exploitaient quatre carrières près de Tournon-Saint-Martin et en 1977, ils ont vendu 13 000 tonnes de cette production, dont 30 % étaient exportées. Après des investissements dans l'équipement, la production devait augmenter à 30 000 tonnes. Leur directeur local était Monsieur P. Andrei, et tous ceux à qui j'ai parlé l'ont mentionné comme la personne à contacter pour obtenir des informations, mais malheureusement, il est décédé. Son supérieur était un ingénieur anglais nommé Geoffrey Dawes. J'avais espéré avoir une idée du fonctionnement quotidien de l'entreprise, mais bien que j'aie parlé à un parent et à d'autres personnes qui connaissaient Monsieur Andrei, personne n'a pu me donner de détails. Imerys Ceramics n'a pas répondu à mon courriel. Je comprends que l'argile était chargée sur des camions et transportée à la gare de Tournon-Saint-Martin, où elle était stockée pour être ensuite transportée par rail en Allemagne. Ce que je n'ai pas pu déterminer, c'est à quel moment l'argile était séchée, mais cela devait être soit sur place à La Cabane, soit à l'installation de stockage de Tournon-Saint-Martin.

Imerys à Tournon Saint Pierre, Indre et Loire, France. Photo by Loire VaLLey Time TraveL..
Imerys à Tournon Saint Pierre.
 

Lorsque l'entreprise a changé de mains en 1978, la Préfecture, la sous-préfecture de Loches, le maire de Bossay-sur-Claise, le Service de l'État pour l'Industrie et les Mines, les Directeurs des services départementaux de l'Équipement, de l'Agriculture et des Antiquités, et l'Architecte des Bâtiments de France (architecture et monuments historiques) ont été consultés et ont dû donner leur permission. L'Ingénieur des Mines départemental et les gendarmes ont été informés.

Lorsque WBB a décidé de fermer la carrière en 1981, ils en ont informé l'Ingénieur des Mines départemental, rappelant que les exploitations précédentes avaient été laissées nivelées, enherbées et prêtes à être cultivées. Toutes les autorités susmentionnées ont été de nouveau informées. Denain-Anzin Minéraux a également dû fournir une déclaration indiquant qu'ils n'étaient plus impliqués et une photo de l'état dans lequel le site avait été laissé. Ils ont accepté les actions suivantes pour la carrière existante :

1. La base de la carrière a été nivelée.
2. Les bords ont été inclinés à 30° et le talus recouvert de terre arable pour permettre la revégétalisation.
3. Un digue a été créée entre la carrière et le fossé de drainage.
4. La zone de stockage a été nettoyée, nivelée et engazonée.
5. La dalle de béton a été laissée, pour fournir un espace de stockage pour le matériel agricole.

Ainsi, de nos jours, nous pouvons avoir l'impression que La Cabane est un site sauvage et intact, mais en réalité, il a été grandement impacté par les actions de l'homme au XXe siècle. Cependant, il a maintenant bénéficié de plusieurs décennies de "réensauvagement" et de régénération naturelle, et est devenu un site riche en biodiversité, digne d'être déclaré Zone Naturelle d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) en 2022.


Mes remerciements à Jean-Marie Millet, qui était mon ‘rat des archives’ et trouvé plusieurs documents très instructif.

Susan WALTER

May 2024

Sunday, 16 June 2024

Sortie à la Cabane, Bossay sur Claise, 25 mai 2024

 


Une trentaine de personnes ont pris plaisir à découvrir la Cabane le samedi 25 mai. Il s'agit d'un site privé au cœur duquel se trouve une ancienne carrière d'extraction de kaolin, laissée en régénération naturelle depuis 40 ans et qui constitue aujourd'hui un habitat extraordinaire où prospèrent des milliers d'orchidées Sérapias langue.

 

Cette sortie est le fruit d'un partenariat entre l'Association de Patrimoine Vivant de la Claise Tourangelle (PVCT), l'Association de Préhistoire et d'Archéologie de Bossay (APAB) et l'Association de Botanique et de Mycologie de Sainte Maure de Touraine (Botamyco37). L'objectif était de présenter la Cabane comme la toute nouvelle Zone Naturelle d'Interet Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) et d'expliquer l'importance de la reconnaissance de ces sites encore remarquablement riches en biodiversité.

 

Chaque association a apporté son expertise, de l'écologie au patrimoine industriel. Outre les espèces "vedettes" comme les orchidées, les participants ont pu voir de petites espèces méconnues, présentées avec enthousiasme par des experts. Chacun est reparti avec une nouvelle appréciation de la fascination que peuvent exercer des groupes tels que les araignées ou les lichens. Malheureusement, certains détails de l'histoire de l'extraction du kaolin ont déjà été perdus, car tous ceux qui ont travaillé sur le site sont décédés.

 

L'éventail des espèces que nous avons observées était remarquable et viendra s'ajouter à une liste d'espèces déjà intéressante et diversifiée. Le papillon de nuit protégé Sphinx de l'Epilobe Proserpinus proserpina a été observé pour la première fois sur le site, et nous avons vu de tout, des poissons aux mouches, des coléoptères aux oiseaux, des cloportes aux limaces.


 

La journée s'est terminée par un vin d'honneur dans le champ, avec du cidre et des gâteaux faits maison. Mes cookies aux pépites de chocolat ont eu beaucoup de succès et la recette a été distribuée.


 

Remerciements:

APAB – Christian Caillet et Solange Bigot, pour la réservation et la mise en place de la salle des fêtes.

PVCT – François Lefebvre et Bruno Delalle pour l'organisation des dépliants (et bien d'autres choses encore...).

Botamyco37 – Marie-Claude Derrien, Patrick Derrien et Marc Fleury pour avoir partagé leur enthousiasme et leur expertise respectivement pour les lichens, les araignées et les orchidées.

Jean Pelle pour avoir partagé les données des deux dernières décennies sur le site.

Didier Tranchant et Jean-Marie Millet pour leur aide dans la recherche de l'histoire de l'extraction du kaolin.

Monique Bergeot,la propriétaire du site.

Jerome Desteve, le voisin, à la Touche au Lard, qui nous a très gentiment fauché une aire de stationnement.

Les membres des trois associations qui ont participé et qui sont maintenant les défenseurs de ce site spécial.








Lien vers le conte-rendu en anglais : https://daysontheclaise.blogspot.com/2024/06/outing-to-la-cabane-bossay-sur-claise.html

Sunday, 11 July 2021

Surveillance des Nids de Martinets à Preuilly

 

Monitoring swift nests, Indre et Loire, France. Photo by Loire Valley Time Travel.
Vérification des nids de martinet à l'hôtel de la Railliere à Preuilly sur Claise. Il y en a au moins 5 ou 6 discrètement cachés dans les hauteurs de ce grand bâtiment historique du XVIIe siècle.

Nous n'avons pas beaucoup de bâtiments en ville où les martinets nichent, et malheureusement nous en avons perdu quelques-uns ces dernières années lorsque les gens ont rénové et bouché les trous. Il est très facile de rénover pour accueillir les nids de martinets existants, et c'est en fait une obligation légale car il est interdit de détruire ou de déranger les nids de martinets. Malheureusement, trop peu de propriétaires, de macons, de charpentiers et d'architectes sont conscients de ce problème et la plupart des nids de martinets sont détruits par ignorance et non par malveillance. Les martinets qui s'appellent les uns les autres en se poursuivant dans le ciel sont le son de l'été en Europe, mais leur nombre est en chute libre dans de nombreux endroits comme Preuilly, tout comme les hirondelles pour des raisons similaires. Si vous effectuez des travaux sur vos façades ou votre toiture, n'hésitez pas à consulter SOS Martinets [lien]. Ils ont de nombreux conseils faciles à suivre sur la façon de sauver nos martinets.
 
Swift resting in the entrance to its nest, Indre et Loire, France. Photo by Loire Valley Time Travel.
L'extrémité arrière d'un martinet se reposant dans l'entrée de son nid dans une maison de la rue des Pavillons, Preuilly sur Claise.

 
Je pense qu'il y a deux choses essentielles à savoir si vous êtes propriétaire. La première est que les martinets ne font pas de dégâts - c'est en fait une partie du problème, car les gens ne remarquent souvent pas que des martinets nichent dans leur immeuble. La seconde est que les martinets retournent au même nid année après année. Si les entrées sont bloquées, ils se frapperont à plusieurs reprises contre l'ancien site de nidification pour tenter d'y accéder. Il ne s'agit pas simplement pour eux de trouver un autre site de nidification.

An English version of this post can be found on my blog Days on the Claise [link].

Friday, 10 July 2020

Bembex à coté de la bibliothèque


Fabuleuse petite zone de nature riche en fleurs sauvages à côté de la bibliothèque municipale de Preuilly sur Claise.

Le petit coin de nature près de la bibliothèque de Preuilly est un petit trésor de biodiversité. C'est une zone riche en fleurs sauvages sur un sol calcaire sec, très attrayante pour les abeilles - et il s'avère que certaines guêpes qui sont plutôt spéciales.

Le Bembex Bembix oculata, mâle, se nourrit de thym sauvage Thymus sp.

L'autre jour, j'ai été ravi de voir un certain nombre de guêpes Bembix oculata travailler sur les fleurs de thym sauvage. Ces beaux insectes ont à peu près la taille des guêpes sociales de Vespula spp, mais leur comportement est complètement différent. Bien que vous en voyiez souvent plusieurs ensemble si vous les avez dans votre localité, il s'agit en fait d'une espèce solitaire. Cela signifie qu'elles ne travaillent pas ensemble pour nicher et élever leurs petits, mais individuellement.


Tous ceux que j'ai vus près de la bibliothèque étaient des mâles. Je soupçonne que les femelles ne sont pas encore là et que ces mâles n'ont rien de mieux à faire que de se gaver de nectar de fleurs sauvages nutritif en attendant quelques jours que les femelles émergent.


Lorsque les femelles émergent, elles ne se contentent pas de visiter les fleurs, mais chassent également les mouches. Leurs proies sont utilisées pour remplir les trous de nid dans le sol sec, généralement sableux, afin de fournir de la nourriture à leurs larves en pleine croissance. Je n'ai jamais vu cela, mais apparemment, ils creusent plusieurs nids, y pondent un œuf, puis chassent rapidement diverses mouches pour remplir les nids, le tout en quelques heures.


Ici, dans la vallée de la Loire, nous sommes aussi loin au nord que cette espèce atteint. En France, on l'observe le plus souvent le long des côtes atlantiques et méditerranéennes, mais plus rarement le long de quelques vallées fluviales propice, comme la Loire, la Garonne et le Rhône. Elle n'a pas été signalée au nord de la Loire (une ligne frontalière assez commune pour la distribution de l'espèce en général).


Je pense que l'espèce niche dans cette petite parcelle de sol calcaire sec, tout comme les abeilles de l'espèce Collète du lierre Colletes hederae. Tout ce dont les guêpes ont besoin se trouve à quelques dizaines de mètres. Pour ceux d'entre vous qui s'inquiètent de ce genre de choses, ces guêpes mâles ne peuvent pas piquer, et je n'ai jamais entendu parler de quelqu'un qui se soit fait piquer par une femelle de ce type de guêpe.


Cette petite parcelle abrite quatre espèces d'orchidées sauvages, le thym sauvage Thymus sp, le lotier corniculé Lotus corniculatus, le trèfle rouge Trifolium pratense, la piloselle Pilosella officinarum et le cirse acaule Cirsium acaule

Espérons que le conseil municipal apprendra à la faucher le moins souvent possible, pour préserver toute cette biodiversité. J'étais là depuis si longtemps pour photographier toute l'action qu'un monsieur en visite au cimetière est venu voir ce que je faisais. Il s'intéressait lui-même aux insectes et avait deviné que je devais avoir vu quelque chose de bien, alors nous avons eu une belle discussion autour ce sujet.

For the English version click here.

Wednesday, 8 July 2020

Les fleurs sauvages du parc


Plantain moyen Plantago media visité par un Bourdon terrestre Bombus terrestris.





Pour la deuxième fois cette année, par manque de ressources municipales, le petit parc triangulaire au bout de notre rue est magnifique. Il est rempli de fleurs sauvages d'été qui ont poussé et fleuri parce que personne n'a fauché. Les membres du nouveau conseil municipal, même ceux qui sont engagés dans l'écologie, s'excusent, mais je pense que c'est formidable. J'ai photographié quelques-unes des espèces les plus attrayantes.

Une rare forme blanche de la Sauge des prés sauvage.

Plus tôt dans l'année, nous avons eu une splendide exposition d'orchidées pyramidales et de boucs, maintenant nous avons le grand plantain, le lotier corniculé, le trèfle rouge, la sclarée des prés, la verveine et l' épervière. J'ai compté six espèces d'abeilles sauvages qui s'affairent à faire leur préferé.

Sauge des prés Salvia pratensis.

J'espère que le conseil va s'orienter vers un fauchage moins fréquent de cette petite zone. Il pourrait être géré avec une touche beaucoup plus légère que par le passé, pour le bénéfice de tous.

Zoom sur la Sauge des prés blanche.

Chapelle de tous les saints dans un coin du parc, avec une zone de prairie riche en fleurs sauvages devant.

Version anglais ici : Wild Flowers in the Park.

Tuesday, 25 December 2018

Ragout de Choux



C'est une recette pour plein hiver, quand votre boîte des légumes de votre AMAP est plein des choux et des racines. Au fond, c'est choucroute garni, mais fait de confit de choux vert frais, au lieu de fermenté.


Ingrédients:
Un choux vert, coupé en morceaux
2 saucisses de Montbeliard, coupée en deux
Un morceau de longeur de 10 cm de saucisse de l'ail, coupé en deux
5 chipolatas aux herbes, coupés en deux
4 carottes, lavées et coupées en anneaux épais
Un rutabaga, épluché et coupé en morceaux
Un demi céleri rave, épluché et coupé en morceaux
Un oignon, coupé
Un bouquet garni
Une cardamome, écrasée
4 pommes de terre, lavées et coupées en morceaux

Préparation:
  1. Chauffé le four à 150C.
  2. Mettre dans une grande marmite tous les légumes, le bouquet garni, la graine de cardamome, les saucisses et le choux. Ajoutez un verre de l'eau.
  3. Couvrir et faire cuire une heure et demie.
  4. Mélangé et rajouter les pommes de terre. Refaire cuire une heure et demie.
  5. Remuer et servir. 9 parts.

You can find this recipe in English on my blog, Days on the Claise, as Braised Cabbage and Sausages.








Thursday, 26 October 2017

Champignons poele



Les champignons cultivé dans une cave, acheté au marché de Loches ce matin, poêlé avec des oignons et des lardons.

Wednesday, 25 October 2017

Mousse de saumon


C'est une adaptation d'une recette donnée par Stéphane Bureau, le chef de cuisine du Clos d'Amboise dans le Val de Loire.


Marinez 500 g de saumon dans un mélange de sucre, de sel, d'aneth et de jus de citron (recette ici). Rincez et faire sécher le saumon puis enlevez la peau. Coupez en dés la chair du saumon et mélanger avec une cuillière à soupe de jus de citron, 500 ml de crème épaisse, 250 g de fromage à tartiner, de sel et de poivre. Servez-le en trempette, avec des bâtons de carotte, de poivron doux, de chou rave, de concombre ou de céleri.

You can find an English language version of this recipe on Days on the Claise.

Friday, 15 January 2016

Visite des serres de la ville de Tours au bois des Hates, le 17 avril 2013

L'Association de botanique et de mycologie de Sainte Maure de Touraine a eu la chance d'obtenir l'accès aux serres où sont produites les plantes utilisées par la ville de Tours pour ses nombreux et magnifiques arrangements floraux. Une dizaine d'entre nous a été accueillie à l'entrée du Bois des Hâtes à Chambray-lès-Tours, où les serres sont cachées. Au total, les serres municipales produisent, à partir de semences, 450 000 plantes par an. Les plantes vivaces de l'année précédente y sont soignées, les topiares et autres arbustes (dont beaucoup sont très vieux -- au moins 50 ans) y sont mis en hivernage. La visite guidée a été conduite par Sylvie, jardinière pour la ville. La photo la montre aux côtés de Pierre qui a organisé la sortie pour l'association.
Les feuilles jaunes et bleues suspendues aux barres sont des pièges de plastique autocollants pour les insectes ravageurs. Le jaune est pour les Aleurodes, les Pucerons, les Mineuses, les Thrips et les Mouches des terreaux, le bleu n'est que pour les deux dernier. La faible densité au mètre carré de ces feuilles collantes indique que le but est la surveillance et un contrôle léger.

Sylvie nous a montré plusieurs méthodes incroyablement habiles pour repiquer des plantules minuscules ayant à peine deux feuilles, cela en utilisant uniquementson stylo pour extraire la plantule et faire un nouveau trou, sans jamais toucher la tige ni les racines.
Elle a été une véritable source de renseignements sur la façon dont les serres sont gérées. Le travail est très physique, les plantes étant transplantées à plusieurs reprises au cours de leur vie. L'ensemencement des graines très petites est mécanisé ainsi que d'autres processus, mais c'est surtout la force musculaire du jardinier qui fait l'essentiel du travail, sept jours sur sept.

L'un des jardiniers vient tout seul le week-end pour s'occuper des arrosages.
Dans les serres on utilise également la lutte biologique, par exemple une carte avec les restes de pupes d'Aleurodes parasitées collées à elle (les Aleurodes ou Mouches blanches sont de minuscules insectes qui se nourrissent de plantes dans les serres). Ces cartes, avec les pupes parasitées par les Guêpes parasitoïdes Encarsia formosa non écloses, sont introduites dans la serre de sorte que les Guêpes éclosent dans la serre et contrôlent les Aleurodes restants en les parasitant à leur tour.

Comme toujours dans des endroits comme celui-ci, je suis d'abord très surprise par le quantité de plantes qui sont des mauvaises herbes et des plantes invasives pour moi, mais qui sont pour les Européens des plantes de jardin appréciées et jolies (je pense au Lantana et aux Asperges-fougères, par exemple). D'autres plantes soigneusement entretenues dans les conditions pseudo-tropicales de la serre pendant l'hiver pour éclater en couleurs en été sont le genre de choses que j'avais à l'ombre le long de ma véranda en Australie, plantées en pleine terre et par tous les temps (Bougainvilliers). Certaines plantes, que j'ai vues et admirées dans les plantations publiques, mais n'ai jamais été en mesure d'identifier, se sont révélées être la Patate douce et le Streptocarpus. C'était une surprise -- je pensais qu'il faisait trop froid ici pour ces espèces, même en été.
***
Ce message a d'abord été publié en version anglaise le 29 avril 2013 (ici). Cette version française était publié d'abord en Les échos de l'Association de botanique et de mycologie de Sainte-Maure-de-Touraine Année 2013. Mes remerciements à Jeannine et Chantal pour corriger mon français.

Sunday, 31 October 2010

Planter des bulbes de safran

Ce message a d'abord été publié en version anglaise le 5 septembre 2008 (ici).

Maintenant que j'ai créé un jardin, du moins un semblant de jardin, j'ai toujours envie de mettre plus de plantes. Mon amie Jill, qui a un beau petit jardin caché derrière sa maison à Preuilly, m'a donné des iris. Ils sont très résistants et il sera facile de les déplacer une fois que nous voudrons faire le jardin définitif.

Monsieur Mériguet est le principal acteur de la renaissance de la culture du safran autour de Preuilly et de la renaissance de la Foire au safran. Ces dernières années, la foire a eu lieu les troisième samedis de février. Lors de cette foire, on peut acheter les pistils séchés pour la cuisson et la teinture. Six mois plus tard, le premier samedi de juillet, Monsieur Mériguet est sur la place du marché, avec ses stocks excédentaires de bulbes de safran et que l'on peut acheter.

Les bulbes de safran.
Il fut un temps, le safran était une culture importante dans plusieurs régions de France et une source importante de recettes fiscales pour le roi. Il était principalement utilisé pour les teintures des étoffes (au moins 45%) et le reste était destiné à la pharmacopée ou à la cuisine. A la fin du 19ième siècle, suite à une série d'hivers rigoureux, au coût de la récolte et à la transformation à la main (ils ne peuvent pas être récoltés mécaniquement), à l'exode de la population rurale vers les villes, et à la découverte des colorants chimiques de synthèse, la production de safran s'est éteinte. Suite à la devastation des vignobles par le phylloxera, autour de Pithiviers, certaines parcelles ont été remplacées par du safran, mais cela n'a pas duré.

Monsieur Mériguet m'a assuré que le safran était très facile à cultiver et adapté au sol et aux conditions locales. J'ai acheté 22 bulbes pour 10€ et les ai plantés immédiatement. Le jardin est situé sur le lieu d'une ancienne cour d'écurie et la terre est dure comme de la pierre. J'ai creusé un trou pour chaque bulbe avec une barre à mine. D'après Monsieur Mériguet, ils vont fleurir en octobre et se multiplier rapidement.

Susan